Conseils pour repérer les copies en brocante

Depuis quelques années, avec l’engouement des vieux objets, les salons des antiquaires et les brocantes sont envahis par des copies d’anciens. Comment éviter les pièges?
La France recèle beaucoup d’objets et de meubles anciens, richesse de son patrimoine, de nos villes et de nos régions. Ces merveilles, comme les pâtes de verre « Gallé », les faiences de Gien, les objets publicitaires, les plaques émaillées, les pendules en bronze, les meubles, sont des bijoux quand ils sont authentiques.

Mais avec l’essor des brocantes et divers salons d’antiquités, les copies fleurissent sur les étals. Il y a encore quelques années, on pouvait croiser quelques pâles reproductions très mal copiées, et n’importe quel novice voyait du premier coup d’oeil qu’il s’agissait d’un faux. Aujourd’hui, des copies plus vraies que les originaux envahissent les étals et seul un oeil averti sait reconnaître les vrais des faux.

Certains marchands honnêtes annoncent de suite que l’objet en vente est une copie. D’ailleurs, des sites internet sont spécialisés dans ces ventes de fausses marchandises venant essentiellement de Chine et de Roumanie. Dans ce cas, les copies ne présentent pas de problème car l’acheteur paie un prix modique et n’est pas dupe. En revanche, le réel problème résulte du fait que certains marchands, peu scrupuleux, vendent le faux pour le vrai.

Peut-on éviter les pièges et reconnaître l’authentique de la copie ? Certaines copies sont facilement décelables alors que d’autres demandent l’oeil d’un expert.

Quelques conseils généraux pour déjouer les pièges
Il est préférable de privilégier les achats chez des marchands professionnels qui détiennent une carte et qui ont « pignon sur rue ». Ils ne s’amuseront pas à ce « jeu » car tout contrevenant s’expose à des sanctions pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison et 500 000 euros d’amende. Si par malchance, l’objet acquis se révèle être faux, vous aurez toujours la possibilité d’avoir un recours. Un professionnel peut également vous remettre une facture avec la description exacte de l’objet et le prix. Un antiquaire est aussi en mesure de vous procurer un certificat d’authenticité garantissant la provenance de la marchandise.

Dans le doute, vous avez toujours la possibilité de faire expertiser votre objet par un commissaire priseur.

Un autre élément peut interpeller votre méfiance. En effet, un vase Gallé à 20 euros ou un biscuit à 15 euros ne peuvent être évidemment que des copies. Le bon sens, dans ces cas-là, est votre allié.

Quelques astuces pour authentifier des objets anciens
L’émail
La production des ustensiles de cuisine émaillés démarre avec succès vers les années 1850. Les motifs évoluent en fonction des courants artistiques: petits damiers dans les années 1940, motifs de fleurettes bleues pendant l’entre-deux guerres… L’authentification d’un ustensile émaillé ancien reste difficile pour un particulier. Les copies sont réalisées à froid donc les pièces ont moins d’éclat, la peinture est plus grossière avec des dessins moins fins, et l’empâtement est visible.

Le cuivre et l’étain
Il faut se poser les bonnes questions, à savoir si la patine est homogène, si les soudures sont récentes… Une autre astuce est d’approcher un aimant de l’objet et s’il adhère, cela signifie que la pièce est vraisemblablement fausse. Il s’agit certainement d’acier recouvert de cuivre.

En ce qui concerne l’étain, la réglementation est stricte. Les objets poinçonnés sont composés de 95% d’étain, mais attention, car la majorité des objets chinés sont en plomb.

La céramique
Le dessin peut vous donner quelques indices pour détecter un faux. Le dessin original est fin, léger avec des couleurs bien particulières. Mais dans ce domaine, cela relève de l’expertise professionnelle. Il est préférable d’avoir un original en main pour pouvoir comparer.

L’ivoire
Au début du XIXe siècle, les matières composites, comme le celluloïd, font leur apparition imitant sans l’égaler l’ivoire. L’os également a été une alternative largement utilisée au début du XXe siècle.

Pour se repérer, il faut savoir que les matériaux plastiques sont plus légers que l’ivoire et présentent souvent des bulles en surface et des traces de moulage. Ce sont des signes imparables!

Si vous décidez de vous faire plaisir en acquérant l’objet ou la commode XVIIIème de vos rêves, il est préférable de l’acheter chez un professionnel. Il pourra vous garantir l’authenticité de votre achat par un certificat ou une facture. Vous pourrez ainsi, être rassuré et contempler votre pièce de collection, en étant assuré de sa valeur et de son ancienneté.

Si vous êtes passionné de brocante, site à consulter