Que penser de la corrida : art ou barbarie ?

Pour les aficionados la corrida est un art millénaire, codifié avec des règles strictes, et pour ses détracteurs une véritable boucherie, un carnage. Un récent sondage révèle que 2 français sur 3 seraient favorables à la suppression de la corrida. Cette manifestation a d’ailleurs été interdite en 2010 en Catalogne.
La corrida est, rappelons-le, un combat à l’issue duquel le taureau est mis à mort. Elle est pratiquée essentiellement en Espagne surtout en Andalousie et aussi dans le sud de la France. Cette mise à mort du taureau et les tortures infligées entrainent évidemment de vives protestations.

La corrida soulève de nombreuses polémiques. Elle peut susciter une profonde aversion comme une réelle admiration…

La vision des aficionados
Pour les profanes, la corrida se résume à une boucherie insoutenable dans laquelle l’animal est tué en subissant d’atroces souffrances.
Pour les aficionados, le taureau incarne la force brute et symbolise le combat de l’homme avec la nature.

Les « toros bravos » les « taureaux braves » appartiennent à une race parfaitement pure (principalement élevés en Andalousie), sélectionnée depuis des siècles pour leur combativité et leur puissance. La relation homme-taureau existe depuis des temps immémoriaux. Dans l’Antiquité déjà les Egyptiens vénéraient le dieu-taureau symbole de puissance et de fertilité. Egalement emblème de la royauté crétoise, cet animal était censé posséder une grande énergie vitale. Pour que cette énergie circule dans le monde et soit libérée il fallait que le taureau meure.

La corrida a-t-elle sa place au Patrimoine de l’Humanité?
La corrida telle que l’on peut la voir aujourd’hui doit ses règles et ses codes au peuple andalou. A partir du XVIIIe siècle l’homme n’affronte plus l’animal à cheval mais debout. Cette tradition évoque courage, nationalisme, machisme ce qui peut expliquer la fierté ou au contraire l’aspect gênant pour la population espagnole.

Mise à mort et sacrifice
Le taureau incarne donc la force, la bravoure mais il n’a aucune animosité envers l’homme : force ne signifie pas férocité ! Il attaque pour se défendre et protéger sa vie. C’est un rapport de force entre l’homme et l’animal mais les chances du taureau de repartir « dans les prairies bordées de cactus » (réf. La corrida de Francis Cabrel) sont infimes.

La mise à mort dans l’imagerie populaire correspond à un sacrifice dans lequel on donne en offrande une vie pour obtenir en échange des grâces divines. Ces croyances remontant à des temps ancestraux sont-elles toujours d’actualité ?

La vision des opposants
La barbarie, l’acharnement à vouloir tuer un taureau en le torturant dans une arène provoquent une révolte forte chez les défenseurs des animaux. Cette contestation est d’ailleurs identique pour les combats de coqs, la vivisection, la maltraitance dans les abattoirs… Le taureau n’est pas considéré comme un « dieu » mais revient à sa condition primaire et alors se pose la question de la subordination barbare de l’homme sur l’animal. La mise en scène fastueuse et festive ne devient alors qu’une sombre mise à mort.

La corrida ne laisse personne indifférent et suscite des réactions souvent assez vives. Chacun a son opinion : fascination ou horreur ! Dans tous les cas, les taureaux fascinent et ont inspiré de nombreux artistes !

Et vous qu’en pensez-vous ?

Les bonnes questions avant d’adopter un animal

L’adoption d’un chien ou d’un chat n’est pas un geste anodin. Ce geste vous engage pour un certain nombre d’années, et ne doit pas être un simple coup de coeur pour une petite boule de poils. Découvrons tout ce qu’il faut savoir avant d’adopter.
Un animal de compagnie, en particulier un chien, vous demande beaucoup d’affections, de temps, et un peu d’argent. Outre le fait de jouer avec lui, un chien doit sortir au moins trois fois par jour.
Un chat demande moins de temps mais tout autant d’affection.
Ces relations sont essentielles pour créer un lien entre l’animal et le propriétaire, et sont également un moyen d’éducation.

Les chiens et les chats sont normalement tatoués et vaccinés, et possèdent un carnet de santé qui retrace les suivis des vaccins. Vous devez faire les rappels au moins une fois par an et faire suivre votre animal en cas de maladie, d’infection ou d’eczéma. Le prix d’une consultation chez un vétérinaire étant très variable, il ne faut donc pas hésiter à faire jouer la concurrence.

Avant d’adopter, il est essentiel de se poser les bonnes questions :
Quelle race choisir ?
Mâle ou femelle ?
Par quel biais ?
Quel âge ?

Toutes ces questions vous éviteront de faire un mauvais choix, et surtout de vous retrouver dans une situation difficile et ingérable, lors de vos départs en vacances notamment. Cette période est malheureusement souvent néfaste pour nos compagnons à quatre pattes.

En conclusion, une adoption responsable et réussie ne peut se faire que sous certaines conditions. Posez-vous les bonnes questions !